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Hmmm… Le soleil est réapparu et darde ses rayons vers notre bonne bourgade ; les arbres reprennent leurs belles couleurs vertes ; la pierre d’etrochey se réchauffe rue Emile Zola ; les terrasses sont ressorties, ainsi que les manches courtes et les débardeurs… Tout cela ne trompe pas : le joli moi de Mai est là.

Certains mettront le calme relatif du Petit Bouchon sur le compte de la bonne température : les auteurs sont sûrement dehors à courir la gueuse à profiter du ciel bleu, plutôt qu’à taper de beaux articles sur ce qu’il se passe à Troyes. Car oui, il s’en passe des choses ! Des choses au conseil municipal, où l’on découvre la technique du “bottage en touche”, très pratiquée par certains, ou encore où l’on parle d’apparitions du mystérieux “Flying Free Carsenti”. Des choses place du parking cathédrale de la libération, où le jardin qui devait être inauguré en Mars 2008 ne cesse d’accumuler les retards. Des choses dans nos journaux, où l’on découvre des choses étranges sur le budget des Nuits de Champagne ; parfois, on peut même y lire des histoires merveilleuses et un peu orientées sur Mai 68.
Bref, en un mot comme en 100, il se passe des choses à Troyes et le Petit Bouchon n’en parle pas. Comment ? Pourquoi ? Et puis, quelle est donc cette drôle d’interface aux couleurs mystérieuses ? Rassurez-vous, amis lecteurs…

Les auteurs ne se dorent pas la pilule, ils sont en train de bidouiller le code. Pour que bientôt, sous vos yeux émerveillés, une belle interface apparaisse. Dès lors, à vous les “Hooo” et les “Haaa” de satisfaction en découvrant de chatoyantes couleurs et de beaux liens vers des articles forts instructifs sur ce qu’il se passe à Troyes en ce moment.
D’ici là, informez-vous bien !
Une interview rêvée de François Baroin
mars 24th, 2008 | Posted by admin under petitesse with 4 CommentsImpossible d’interviewer François Baroin à Troyes ? C’est sans compter les super-pouvoirs des membres du Petit Bouchon et leur merveilleuse capacité à communiquer avec les hommes politiques troyens à travers de leurs songes nocturnes… Après Marc Bret, c’est donc notre cher maire que nous avons pu rencontrer au pays des rêves, un territoire qu’il fréquente bien plus fréquemment que la douce contrée qui est la nôtre.
Le Petit Bouchon : François Baroin, merci de nous accorder un peu de votre temps qu’on imagine précieux : on vous a vu assez peu à Troyes durant la campagne qui vient de s’achever…
François Baroin : Pour les législatives, j’avais pas fait campagne non plus et j’étais déjà passé au premier tour ! Alors j’allais pas trop perdre mon temps à Troyes en formalités.
LPB : Oui mais cette fois-ci, ça risquait d’être plus compliqué, non ? Le contexte national n’était plus aussi favorable à l’UMP…
FB : C’est vrai, mais j’avais mon arme secrète : Marc Bret. Avec lui, j’ai ma caution de gauche… et comme la droite m’adore, c’était gagné d’avance.
LPB : Vous pensez vraiment que de débaucher quelqu’un qui trahit son parti pour une place sur une liste municipale et un accord aux cantonales est un atout ? Vous pensez vraiment que la traitrise paie en politique ?
FB : Je vous rappelle quand même que Nicolas Sarkozy est président de la république… demandez à Chirac ou à Pasqua ce qu’ils en pensent ! Et puis, mon résultat se passe quand même de commentaire, non ?
LPB : Venons-en à votre programme. Vous dîtes que les quartiers seront désormais votre priorité, mais vous fermez une école et un foyer-logement aux Chartreux, vous n’y voyez pas une contradiction ?
FB : Non, je gère la ville correctement, c’est tout. Quand on aura fermé toutes les écoles et les foyers-logements vous verrez comme nos finances iront bien !
LPB : Que comptez-vous faire pour le pouvoir d’achat des troyens alors que le chômage augmente plus vite à Troyes que dans le reste de la France ?
FB : Pour ça, j’ai des adjoints imaginatifs : François Mandelli a par exemple découvert que les gens pouvaient profiter des foires sans payer ! En se contentant de regarder les autres s’amuser, les gens auront plus d’argent à la fin du mois, c’est sûr !
LPB : Vous avez dit que vous passiez la plus grande partie de votre temps à Paris pour faire peser les décisions nationales en faveur de Troyes… comment expliquez-vous dans ce cas que le dossier de l’électrification du Paris-Troyes ou même du TGV n’ait pas bougé d’un pouce ?
FB : C’est tout simplement pas prioritaire. Personnellement, je fais régulièrement le trajet entre Paris et Troyes et je n’ai jamais eu besoin du train. Pour ma part, je suis plutôt “bagnole et chauffeur”… et éventuellement quelques motards en cas d’embouteillages : c’est quand même plus efficace !
LPB : Et bien, monsieur le maire, il ne nous reste plus qu’à vous remercier de nous avoir accordé ces quelques minutes de vos rêves…
FB : Ha ! Comment pouvais-je refuser une interview rêvée après une campagne de rêve ?
Les élections, à Troyes, c’est fini !
François Baroin est passé dès le premier tour avec 50, 42% des votes exprimés en sa faveur. C’est plutôt pas mal vu le contexte national !
Alors, c’est à ce moment précis que vont fuser les commentaires, et pour économiser les agiles appendices de nos lecteurs, nous allons prendre quelques devants :
- “Quoi ? Un électeur sur deux a choisi de voter François Baroin ?”
Non, un électeur sur deux a choisi de ne pas aller voter. C’est dommage.
Les voix se répartissent ensuite en deux camps :
50,54% des suffrages exprimés choisissent de garder François Baroin
49,46% des suffrages exprimés choisissent d’essayer autre chose.
Les listes en face du maire sortant n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment les électeurs. Il faut donc voir le bon côté des choses : à Troyes, dimanche prochain, ceux qui étaient allés voter vont pouvoir se retrouver aux côtés des abstentionnistes à la pêche, aux foires gratuites, devant Vivement Dimanche… Et le seul programme à consulter avant de faire un choix sera celui de la télé. Et encore, vous allez voir qu’ils vont nous sucrer les films du dimanche soir pour nous mettre des soirées électorales sur les grandes chaînes. Salauds d’électeurs !

- “Avec cette victoire, fini le Petit Bouchon ! Vous n’avez plus de raison d’être, espèce de sous-marin !”
Mais si, le Petit Bouchon a toujours une raison d’être ! La même qu’il se permet d’avoir depuis le début : porter un regard amusé sur l’actualité troyenne, en interpellant nos édiles sur les bêtises qu’ils peuvent dire. Nous ne sommes pas là pour taper gratuitement ici ou là, nous nous contentons de montrer du doigt certaines absurdités locales. Et le tout avec le sourire, s’il-vous-plaît.
D’ailleurs, le Petit Bouchon est appelé à évoluer dans les temps à venir… Nous vous tiendrons bien évidemment informés de cette affaire, afin de retrouver régulièrement votre emmerdeur préféré pour de nouvelles aventures troyennes.

- “Ho, il est tout bref cet article !”
C’est parce que comme pour certains cafés, “il est inutile d’en rajouter“. Car oui, on va pas se bidonner de suite alors qu’on est Vendredi, jour de l’élection du maire et de ses adjoints : faut garder des forces, parce que ça sent l’équipe de choc. Alors, soyons patients, et attendons sagement !
*Et hop, entrée en matière directe avec une référence statutaire issue des Bêtises.
Le pouvoir d’achat. Voilà bien un sujet qui pose quelques problèmes à nos amis de l’U.M.P, à tel point qu’aujourd’hui, leurs listes se présentent un peu partout “sans étiquette”, vu les casseroles rattachées à l’étiquette en question. Et l’une des plus grosses casseroles (outre le fait que les objets en questions fassent “bling-bling”), c’est le pouvoir d’achat.
Seulement, à Troyes, un homme a la solution. Un homme de l’U.M.P. justement. Un homme à qui on ne la fait pas, un homme expérimenté, un homme qui en a vu des choses, des défis, qui rigole quand les autres tremblent ; cet homme, c’est François Mandelli.

Avec toi qu’est-ce que j’me régale ! (1)
Héraut de l’U.M.P, il s’est fendu dans un journal de la semaine dernière d’une belle tirade. En effet, ce charismatique personnage est venu parler des foires de mars, ce lieu merveilleux tenu par des gens charmants même si certains d’entre eux ont la fâcheuse habitude de coller des extincteurs dans la gueule des commissaires de police pour obtenir ce qu’ils veulent et appréciés des troyens. A ce moment précis de l’article, vous vous demandez quel est le rapport entre le titre et le contenu, mais vous allez comprendre. Puisque l’ami Mandelli a dû se sentir en forme et s’est lancé dans une explication comme quoi “Les foires de Mars étaient l’une des manifestations dont les troyens pouvaient profiter gratuitement“. Non ! Inutile de décoller à toute allure de votre siège pour aller à la foire faire des tours de grande roue en boucle, c’est toujours payant et hors de prix, comme de bien entendu, contrairement à ce que l’on pourrait comprendre. François Mandelli sentant qu’il a dit une bêtise s’empresse d’ajouter : “Il suffit de se promener sur le site pour profiter de l’ambiance des foires“. Haaaa, d’accord. Ha bin oui, du coup, si on ne consomme pas, plus de problèmes de pouvoir d’achat. Habile, le goupil.
Habile, mais pas trop quand même.
Et c’est à peu près à ce moment précis de l’article qu’on comprend le titre : une manifestation dont on peut profiter gratuitement selon François Mandelli, c’est justement une manifestation dont on ne profite pas. Il faut se contenter de regarder ce qui est visible de l’extérieur, comme simple passant. Parce que si vous voulez vraiment profiter des foires, et profiter des attractions, là par contre, mieux vaut avoir un portefeuille bien rempli… Mais il faut le comprendre aussi, le pauvre François (qui je le rappelle est adjoint à la mairie quand même), en même temps, comment défendre le prix des foires de Mars ?

Si vous avez des enfants, vous savez bien combien cela coûte en moyenne, pour aller dépenser ses sous dans des machines à pinces qui sont programmées pour ne serrer correctement les objets qu’une fois tous les X coups. Vous ne saviez pas ? Je vous explique le truc : vous êtes forain. Vous montez votre machine à pince où le but du jeu est d’attraper des objets pour les ramener sur une plate forme où le joueur pourra récupérer sa prise. Si vous mettez en jeu des objets qui coûtent, disons, 20€ pièce, il vous suffit de programmer la bête pour qu’elle ne “serre” correctement qu’une fois sur 30. Comme ça, à 1€ la partie, pour chaque objet gagné, vous vous faites 10€. Zut, je crois que je viens de briser les rêves de tant de joueurs qui pensaient que c’était une histoire d’adresse… C’est le jeu ma pauvre Lucette !
Revenons plutôt à nos moutons ; donc, pour envoyer vos enfants s’amuser sur les foires à peu de frais, pas de soucis grâce à l’ami Mandelli : il suffit de ne pas leur donner d’argent ! “Qu’ils se contentent de profiter de l’ambiance, ces petits morveux, moi à Noël, j’avais qu’une orange et j’étais bien content….“. Voilà qui règle la question du problème du pouvoir d’achat. Pas d’achat, pas de problème. Pas de pouvoir non plus du coup, mais bon, hein, détail ?

Alors vous aussi, aidez François Mandelli à découvrir l’intérêt des choses : les foires de Mars ? C’est gratuit, il suffit de l’emmener s’y promener pour qu’il profite de l’ambiance. Les courses alimentaires ? C’est gratuit, il suffit de se promener au supermarché pour profiter de l’atmosphère. Le plein de sa voiture ? Là encore, pourquoi ne pas aller profiter gratuitement de l’environnement enchanteur d’une station-service ?
Allez, François, ne boude pas : tu peux revenir tant que tu veux sur Mon P’tit Bouchon, c’est gratuit, et tu pourras profiter de l’ambiance tant que tu le voudras.
(1) Référence statutaire. Caramel mou, caramel dur, c’est quand même une mine d’or !
Il y a quelques semaines, alors que Mon Petit Bouchon n’était encore qu’un nouveau-né s’éveillant à la vie sur le web, nous vous proposions un petit billet sur la question du nouveau parking libération cathédrale. Et comme au Petit Bouchon, on est taquins, on aime bien suivre les dossiers. Et le cas du parking cathédrale, c’est un gros beau dossier.
Parking martyrisé, parking humilié, mais parking libéré !
Alors forcément, j’imagine que certains de nos lecteurs ont froncé les sourcils en voyant le titre de cet article. Quoi ? Le Parking Libération occupé ? Vous êtes sûrs ? Rassurez-vous, il n’est pas occupé par des voitures. Quelle drôle d’idée ! Comme tous les jours depuis son ouverture, et malgré l’effet “curiosité” qu’une nouvelle infrastructure est censée entraîner, impossible de le remplir… Le compteur indiquant le nombre de places libres restantes est de manière quasi-constante bloqué au dessus de 330. C’est embêtant, surtout pour un parking qui compte 450 places. Et qui est, rappelons le encore, l’un des plus chers de France. Mais bon, en même temps, tout cela était prévisible : c’est vrai quoi, pour les troyens, le problème majeur qu’ils avaient à Troyes, ce qu’ils réclamaient à corps et à cris, c’était un parking souterrain de luxe.
Voyant le non-succès du parking, une mystérieuse banderole de travaux est apparue pour bloquer l’accès aux étages inférieurs du parking. Pourquoi donc ? D’après certains, ce serait à cause d’un problème technique dans les entrailles du parking, peut-être même au niveau des pompes hydrauliques… Pour d’autres, ce serait pour obliger les voitures à rester groupées dans les niveaux supérieurs, et ainsi donner l’impression que le parking fonctionne, qu’il est rempli. Enfin, certains chuchotent qu’il y aurait quelque chose, tapi dans l’ombre des niveaux inférieurs, qu’il vaut mieux isoler du monde des hommes… Peut-être est-ce un peu des trois ?

Car au Petit Bouchon, nos meilleurs hommes sont allés enquêter, et quels témoignages ont-ils obtenu ? Et bien, tout simplement que des ragondins ont été aperçus dans le parking (non, ce n’est pas une blague). C’est l’heure de la minute pédagogique.
Ragondin : T’es tout petit, t’es tout mignon (1)
Le ragondin (Myocastor coypus) est un mammifère originaire d’Amérique du Sud, introduit en Europe au XIXe siècle pour l’exploitation de sa fourrure. Tous les individus présents en Europe proviennent d’évasions (le ragondin est un peu le Michaël Scofield des rongeurs) ou de lâchers volontaires. Myocastor coypus est la seule espèce du genre Myocastor, qui est lui-même le seul genre de la sous-famille des myocastorinés. Le ragondin aime les milieux humides, en particulier les réseaux hydrauliques dans les villes actuelles (voilà qui explique ce qui l’a attiré dans le parking). Son régime alimentaire ne comprend pas encore l’être humain, mais ça ne saurait tarder. Le ragondin peut peser jusqu’à 6 kilos, et malgré son côté mignon, peut se retrouver avec du plomb dans les naseaux, puisqu’il est considéré en France comme pouvant être classé comme nuisible (ce galopin peut en effet endommager les infrastructures où il s’installe en creusant, grattant, mordant tout ce qui passe). Et visiblement, il n’y aurait pas qu’un ragondin qui aurait aperçu… Les ragondins qui s’abritaient dans le canal de la préfecture ont ainsi trouvé un gros terrier tout en béton déjà creusé et humide. C’est normal, après tout, ce parking ne relie t-il pas le corps et la tête du bouchon selon François Baroin ? Les ragondins semblent l’avoir compris. Ce sont les seuls, pour le coup.

Bref, nous y voilà ! Humide et relativement peu fréquenté, le parking Libération Cathédrale constitue un habitat idéal pour le ragondin ; il faut dire que vu l’échec de la popularité du lieu, qui reste quasiment vide en permanence, ces petits animaux sont parmi les rares à s’y rendre. L’histoire ne nous dit pas si ces rongeurs sauront apprécier les vitraux du cru, mais en tout cas, on peut être sûrs d’une chose : la ville de Troyes dispose de la plus belle cage à ragondins du monde, avec 21 millions d’euros (jardin compris) pour que le malicieux animal puisse avoir un cadre de vie agréable. Philippe Adnot le soir de l’inauguration expliquait que ce parking “propulsait Troyes en Super League” ; on a toujours pas compris ce que ça voulait dire, mais on espère de tout cœur que les ragondins, eux, profitent bien de ce petit coin de propulseur…
(1) Référence statutaire à Sabine Paturel, issue une fois encore de Caramel mou, caramel dur
Un des gentils membres de l’équipe de p’tit bouchon nous a récemment fait part d’une troublante révélation : il rencontre chaque nuit dans ses rêves les hommes et les femmes qui bercent docilement la petite vie politique troyenne. Dévoué au petit bouchon jusqu’au plus profond de son sommeil, notre confrère se livre alors aux interviews de ces personnages qui, débarrassés de leurs inhibitions, répondent -presque- sans langue de bois à ses questions.
Nous vous rapportons cette semaine son entrevue avec Marc Bret.
Le Petit Bouchon : Marc Bret, merci tout d’abord de nous recevoir parmi vos rêves qu’on devine très encombrés en ce moment. Pouvez-vous pour commencer nous exposer la situation de la campagne sur votre canton ?
Marc Bret : Ce sera plus facile que la dernière fois ! Grâce à mon accord avec François Baroin, aucune personnalité de droite ne se présente face à moi. Evidemment, suite à cet accord, le PS va soutenir Florent Ballenfat, le candidat du PC, mais il part de trop loin pour pouvoir vraiment m’inquiéter. Sur ce coup-là, j’ai assuré mes arrières !
LPB : Justement, cet accord avec François Baroin, quel impact va-t-il avoir sur les municipales d’après vous ?
MB : Le plus gros impact, c’est que je suis quasiment sûr de récupérer une place d’adjoint chez mes nouveaux amis UMP. Regardez Eric Besson qui a trahi Ségolène Royal pendant les présidentielles, il est maintenant secrétaire d’état de Sarkozy ! Pas mal, non ? Franchement, je crois j’utilise là une stratégie qui a fait ses preuves !
LPB : Euh oui, mais enfin, les électeurs ne risquent-ils pas d’être un peu désorientés ?
MB : Même si j’étais jusque là supposé diriger l’opposition, je ne me suis jamais franchement opposé à François Baroin, et ça, tout le monde le sait !
LPB : Quand même, vous avez lancé une pétition pour dénoncer la situation des urgences de l’hôpital il y a quelques semaines ! Ce n’est pas un peu contradictoire ? François Baroin est le très absent président du conseil d’administration de l’hôpital et vous le soutenez maintenant !
MB : Ah oui, mais en fait, je m’étais trompé. Il n’y aucun problème à l’hôpital de Troyes : mes nouveaux amis de la majorité me l’ont assuré !
LPB : Avant la révélation de votre présence sur la liste de l’UMP, on vous a prêté l’intention d’aller sur la liste du Modem ou encore des verts… il n’a finalement guère qu’au FN, qu’on ne vous a jamais imaginé !
MB : Le FN ? Aucune chance, ils sont fauchés ! Vous ne lisez pas les journaux ?
LPB : Vous avez déclaré récemment “je serai socialiste jusqu’à la mort”, vous maintenez cette déclaration ?
MB : Bien sûr ! Quand je me brosse les dents je suis socialiste, quand je retourne ma veste je suis socialiste, quand je suis sur la liste UMP je suis socialiste, quand je voterai UMP je serai socialiste, quand je serai adjoint de la majorité UMP je serai socialiste, jusqu’à la mort je serai socialiste !
LPB : Eh bien Marc Bret, merci pour ces quelques minutes de votre sommeil, on espère juste que le réveil ne sera pas trop dur pour les troyens…
Ça y est, le suspens est terminé. Marc Bret s’en va vers des cieux plus bleus. Des cieux où tout devient possible, ceux de la liste UMP de François Baroin.
J’décolle ta marque de société (1)
On ne peut pas dire que cela aie été une surprise. Car, rappelons les titres de Marc Bret : Conseiller général socialiste, conseiller municipal socialiste, leader de l’opposition de la gauche plurielle. Seulement voilà, beaucoup de socialistes lui reprochaient de ne pas être assez à gauche. Quant à sa qualité de leader de l’opposition, voire même d’opposant tout court, peu de gens se souviennent avoir vu ou entendu Marc Bret réellement s’opposer à François Baroin. Les plus érudits se souviennent de discours dans lesquels le socialiste expliquait que la ville était bien gérée, et le département aussi. Ha oui, un opposant de qualité, donc. François Baroin et Philippe Adnot devaient trembler en le voyant arriver.
Alors on se dit “Tiens, c’est logique qu’il parte à droite alors ?“. Quelque part, oui. Sauf que Marc, il a oublié un petit quelque chose. Un détail, hein. C’est que les gens qui l’ont élu, ceux qui lui ont donné la place qu’il occupe à l’heure actuelle, et bien ce sont des gens, qui ne votaient ni pour Baroin, ni pour l’UMP. Mais pour Marc Bret, le candidat de la gauche. Du coup, ils espéraient par exemple que… Que je ne sais pas moi : qu’il soit un personnage de gauche ? Qu’il ne complimente pas en permanence François Baroin ? Qu’il ne soit pas le grand copain de l’UMP ? Que de drôles d’idées.
Du coup, Marc, il en a aussi oublié ses convictions : ne pas trahir ceux qui l’ont aidé à se mettre en orbite dans le monde politique troyen, c’est à dire la gauche et ses électeurs. Ne pas faire du chantage aux socialistes type “Vous me donnez la place que j’exige ou je me retire“. Ne pas faire signer des pétitions sur les urgences aux gens avant de retourner sa veste pour aller soutenir celui qui, justement, estime qu’il n’y a pas de problèmes aux urgences. Ne pas aller se vendre au plus offrant en disant “François Baroin m’offre une meilleure place, salut“. Et surtout, ne pas ensuite aller dire qu’il agit dans l’intérêt des troyens, c’est un peu gros.

L’appel de la soupe
Selon les journaux locaux, Marc Bret aurait été contacté durant l’automne 2007 par François Baroin. Il aurait décliné l’invitation, avant de tenter sa chance chez les socialistes. Et là, les vilains auraient refusé de lui donner la place qu’il avait bien mérité, du coup François aurait rappelé Marc pour lui dire que sa porte lui était grande ouverte. Et Marc, il a accepté. Ca sonne comme une belle histoire, dans laquelle le gentil Marc au service des troyens, rejeté par les vils gauchistes pour des raisons inconnues, se voit offrir la possibilité de continuer à servir le peuple tricasse grâce au gentil François Baroin.
Alors au PS, les gens savaient juste que Marc n’irait pas avec les socialistes (et qu’il les avait à moitié insulté par communiqué de presse pour exprimer son mécontentement, ce qui est très digne d’un élu dont le parti ne cède pas au chantage), et qu’il serait “présent dans le débat des municipales” dixit lui-même. Alors, le jeu était : où ira t-il ? Avec Beury et sa liste multicolore ? Beury est trop “grande gueule” pour Bret, peu probable. Avec les Verts ? Même s’ils sont plus proches de la gauche, Bret veut surtout sauver son siège de conseiller, du coup ce n’est pas le meilleur choix. Avec le FN ? Non, il ne faut pas exagérer. Avec François ? Pourquoi pas, ils sont suffisamment proches et ça lui permettrait d’être élu. Enfin, dernière solution : Marc se présente à une conférence de presse et explique qu’il ne sera pas présent sur une liste et donne juste une consigne de vote (ou pas), sortant ainsi dignement de la crise où il était rentré tout seul.
Finalement, c’est donc l’appel de la soupe électorale, c’est à dire la proposition de François, qui aura gagné.
Alors on va vous raconter une autre histoire. Mais attention, ce n’est qu’une histoire. N’y voyez aucun rapport avec des personnes existantes ou ayant existé.
C’est l’histoire de Marc, un gentil garçon qui ne fout pas un pied aux réunions de préparations des municipales à Troyes du PS. Pourtant, ça fait plus d’un an qu’il y en a des réunions, mais non. Il a autre chose à faire, Marc. Un beau matin, Marc reçoit un appel d’un ami à lui, François. François lui dit “Tiens, Marc, tu sais Nicolas, mon chef il voudrait que je fasse l’ouverture. Mon chef je l’aime pas trop, mais j’aimerais bien être dans ses petits papiers quand même. Alors, ça te dirait de venir sur ma liste pour les municipales ?“. Marc il réfléchit très fort et il dit “Hmmm je sais pas.“. François il ajoute “Allez, fais pas ton chacal, de toute façon tu me dis jamais non au conseil municipal, c’est pas maintenant que tu vas commencer.”. Alors Marc il dit “Tu sais, la politique c’est mon boulot, j’en vis et je tiens à mes sièges d’élu, vu que ça me rapporte de l’argent. Ça m’arrangerait bien que tu mettes personne en face de moi aux cantonales. Si tu fais ça, moi j’essaierai de venir sur ta liste.“. François il est d’accord, Marc aussi. Du coup, au PS, tout le monde se demande comment ça se fait que sur le canton de Marc, il n’y ait pas un seul candidat de l’UMP. Et puis à un moment Marc, il a super idée : “Tiens, si je faisais un chantage tout pourri à mes amis socialistes ? Comme ça, soit ils acceptent et j’ai un siège à la mairie quoiqu’il arrive, soit ils refusent et ça me permet d’aller voir mon copain François.“. Aussitôt, Marc envoie un courrier à la commission des militants du PS chargée de constituer la liste, en disant qu’il faut lui filer une des premières places sinon il se barre. Les militants se regardent très étonnés, parce que c’est pas très malin comme attitude, et du coup décident démocratiquement que non, qu’il pourra avoir la 11e place si il le souhaite, qui est éligible en cas de défaite serrée, mais voilà tout pour l’instant. “Tant pis” se dit Marc, “je vais partir avec mon copain François, et je mettrai tout sur le dos des socialistes qui n’ont pas cédé à mon chantage : d’une pierre, deux coups. Et en plus, je garde mon canton, vu que l’UMP ne mettra personne en face de moi comme je me rallie à eux… Et pour en être sûr, avec François, on va se débrouiller pour annoncer la liste juste après la clôture des inscriptions aux cantonales. Ça évitera que le PS mette un candidat en face de moi une fois que je serai passé à l’UMP“. Et ce qui fut dit fut fait.

La vie sans Marc
Alors finalement, après toutes ces aventures, voilà où nous en sommes. Marc Bret a retourné sa veste. Pourquoi ? Ho, j’imagine qu’on entendra bientôt que ce sont pour des raisons “d’idées“, de “projet“, mais il ne faudrait pas prendre les gens pour des andouilles. Surtout quand en Janvier on se bat pour défendre le projet de gauche, et qu’en Février on se retrouve à défendre le projet opposé de droite. Mais bon, ça serait tellement moins glamour de dire “La politique c’est ce qui me fait vivre, alors je suis prêt à retourner ma veste en bon opportuniste si ça peut sauver mon siège.” ou encore “Il y avait des super promos sur les cantons à l’UMP, j’ai craqué et j’ai fait un marché avec eux.“. Alors, bravo, Marc, grâce à toi, c’est encore quelques voix qui iront au FN en se disant “Tous pourris !“. Un bel exemple de déontologie, de valeurs, de morale, de convictions, de respect des électeurs.

Finalement, par son geste, Marc Bret aura parfaitement justifié la décision du PS concernant sa non-présence sur la liste de Jaïm Myara. On note que les gens qui viennent avec des prétentions, mais sans apporter convictions ni travail n’y trouvent pas leur place. L’UMP pendant ce temps, en plaçant quelqu’un prêt à trahir ceux qui l’ont soutenu (2) dans le haut de sa liste montre bien quelle place occupe les convictions et l’intégrité au sein de son équipe.
Chapeau bas, les gars.
(1) Illustre parole de Sabine Paturel issue de Caramel mou, caramel dur. Bon alors, la référence statutaire, c’est fait.
(2) Marc Bret était beaucoup plus sympa avec le PS quand il s’agissait de demander de l’argent pour financer sa campagne cantonale
Vous connaissez ce sentiment : une grande lassitude vous étreint, et après une dure journée de labeur, vous vous enfoncez dans votre fauteuil en poussant un long soupir. Là, vous vous posez cette grande question existentielle : “Y’a quoi ce soir à la télé ?” Alors, plutôt que d’allumer directement le poste et de regarder la première chaîne, comme tout téléspectateur avisé, vous vous saisissez du programme pour voir ce qu’il y a ce soir. Un geste bien naturel.
Ho, mais c’est une rediffusion !
Le lecteur habile a bien évidemment vu la métaphore : avant de faire un choix, autant lire le programme. Et pas celui d’une seule chaîne : quand on a le choix, autant en profiter. A quoi bon avoir je-ne-sais-combien-de-chaînes si c’est pour toujours regarder la même ? Et au Petit Bouchon, on est plutôt serviables : tel des critiques de Télérama, Télé-Loisirs, Télé-7 jours ou Télé Ton Destin (1), nous allons critiquer un programme qui vaut son pesant de cacahuètes, celui de l’ami François Baroin. “Ho !” crieront les uns ; “Acharnement !” crieront les autres ; mais attendez, comprenez-bien : nous ne sommes pas des critiques faciles qui se contentent de crier qu’il n’y a pas de programme chez l’autre : il y en a un, et nous allons en parler. C’est le jeu ma pauvre Lucette.

En ce moment, Sabine (2) dur sur le programme.
En effet, il se trouve que sur le net, on trouve désormais le site de François Baroin. Ca ne rigole pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Et pour le plaisir des petits et des grands, on trouve même une partie “projet” (3). Entamons donc notre étude, si vous le voulez bien. Et vous le voulez bien, j’en suis convaincu.
La première partie du projet est l’édito. Sachant que c’est un copier/coller de la lettre envoyée aux électeurs troyens, je vous renvoie ici. Lecteur fidèle, toi qui as déjà lu le dernier article, tu es déjà au courant de ce que nous avons pu dire à cette tribune. Continuons donc. (ndla: journalisme total, au moment où j’écris cet article, un brave webmaster est en train de refaire les titres du site à François. La partie “urbanisme” vient de se transformer en “Une ville qui met en valeur son patrimoine” sous mes yeux. Que d’émotions)
Que trouve t-on donc dans ce projet ? La partie urbanisme “Une ville qui met en valeur son patrimoine“comme vous pouvez l’imaginer, c’est la fierté de notre maire. Je vous passe les détails, mais on trouve quand même des choses croustillantes. Comme par exemple “La place de la Libération sera terminée fin mars 2008 et rendue aux piétons. “. Un projet d’avenir, puisque même si François perd, contre n’importe quel adversaire, ce sera le cas. C’est en train de se terminer, et on ne peut plus stopper la machine (ou alors si, et laisser un gros terrain vague). Ca ne coûte pas cher de mettre dans son projet ce qui arrivera, qu’on le veuille ou non. Je rappelle donc le but du jeu : un projet, c’est avant tout proposer des choses pour l’avenir, pas énoncer des vérités générales. Allez, une deuxième : “Les sites industriels en reconversion seront traités conformément à la ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager)“. Voilà qui fait sérieux ! Ca sent le concret, le volontaire… Sauf qu’en fait non : respecter les ZPPAUP, c’est pas un choix, c’est juste une obligation faite par la loi. Encore une fois, quel beau projet : annoncer quelque chose que de toute façon, on est obligé de faire…
Passons à autre chose ! Le “renouvellement urbain dans les quartiers” (ndla : par ma barbe ! Il vient de se transformer en “Une ville qui renouvelle ses quartiers ! ” ) part avec des bases proches, puisqu’on nous annonce que les travaux en cours seront terminés. C’est courageux. C’est vrai que les stopper net et laisser les graviers, le sable et les bétonneuses sur le terrain, ça paraissait assez moyen. Enfin, ça ne coûte rien de le dire. Mais pour le sceptique, tel le rédacteur du Petit Bouchon qu’on pourrait accuser d’être mauvaise langue, on trouve un lien vers le plan ANRU ! Oui, le plan de rénovation urbaine, celui où l’on doit voir ce qui va être développé. Sauf qu’il fait deux pages. Deux pages écrites avec de grosses lettres, et où 80% de la première page est consacré à la présentation de “C’est quoi un projet ANRU ?” ; et la deuxième page, bin… Figurez vous qu’elle n’est écrite qu’à 60%. Pas mal, ça sent le plan développé, réfléchi, travaillé, mûri et présenté aux troyens. Les amateurs de détails apprécieront…

Enfin bon, c’est du sérieux : passons à la partie “Commerce” (ndla : renommée à l’instant “Une Ville qui dynamise son Commerce de proximité”).Et là, on ne rigole plus, la majeure partie de la page est consacrée au projet de la bourse (là aussi déjà décidé, donc quel beau projet dites donc), dont nous avions déjà parlé ici (et où on constate l’amour du commerce de proximité en question). Le reste est consacré au marché des halles (dont “l’environnement sera traité”, comprenne qui pourra) et à la place Romain Rolland des Chartreux qui… Qui ? Attendez, elle était déjà dans la partie sur l’urbanisme dans les quartiers ? C’est pas beau de mettre la même chose à plusieurs endroits pour gagner de la place…
Concernant l’“environnement, développement durable “ (ndla : Non, là le webmaster n’a pas encore mis de nouveau titre. Soyons patients.), la majeure partie de l’article est consacrée au… cyclisme ! Mais oui ! Celui-là même dont nous prouvions qu’il était surtout utile pour François et son copain Gérard en période électorale, car même les lois sur le sujet ne sont pas respectées à Troyes… Allez, cette fois-ci, je vous renvoie là. Décidément, ils veulent se faire taper sur les doigts. C’est marrant, contrairement à la partie urbanisme et au respect des ZPPAUP on n’y lit pas “Nous referons les voies et aménageront des pistes conformément à la loi sur l’air, etc…“. Autant ne pas rappeler les lois qu’on ne respecte pas ! Pourtant, expliquer qu’on arrêterait de les bafouer, ça, ce serait un beau projet…
Dans la partie enseignement, un point majeur : le campus universitaire. Là aussi, déjà décidé, les travaux déjà en cours… Qu’on le veuille ou non, il se terminera. Décidément, avec autant de signalisation de fins de travaux, ce n’est plus un projet, c’est de la signalisation routière !

Concernant la sécurité et le stationnement, deux points très liés, on découvre quelques rodomontades sur le merveilleux parking de la cathédrale dont nous vous avions déjà parlé une fois encore, et qui aujourd’hui, plusieurs semaines après son inauguration, et malgré le phénomène de “nouveauté à voir”, reste vide… à 80-90%. La minute Jean-Pierre Pernault nous oblige à rappeler que le parking en question a été réalisé avec vos sous, amis électeurs. On me dira que c’est très racoleur de dire ça, mais en même temps, quand François se vante de ne pas avoir augmenté les impôts, ça ne vaut guère mieux ; après tout, on ne fait que rappeler que même s’ils n’augmentent pas, dans l’immédiat, vos impôts servent à faire n’importe quoi. Sinon, un petit passage sur la sécurité, avec “Les effectifs de la Police Municipale, pilier de la sécurité urbaine” qui “seront maintenus“. Pas plus pas moins, pas forcément réorganisés, comme avant en fait. On se sent rassurés. Là aussi, faire comme avant, un bien beau projet.

Passons au tourisme, voulez vous ? Et bien cette fois-ci, on nous annonce qu’il y aura une nouvelle “Maison du tourisme” près de l’Hôtel de Ville, pour mieux accueillir nos amis venus d’ailleurs. Ce qui est très bien, sauf qu’il semblerait que cette maison soit constituée des personnels de l’office déjà existant, que l’on regrouperait de leurs anciens bureaux (près de la gare et devant l’Eglise Saint Jean) à ce nouveau site. En bref, rien de neuf, on déplace seulement le personnel au même endroit. Oui, c’est rigolo, parce que vu depuis le “projet” de François, on aurait pu croire que c’était une structure en plus de celles existantes. Ce n’était sûrement pas voulu, probablement une mauvaise tournure de phrase inconsciente… Sinon, la ville sera candidate à plein de labels qui… Ho mais attendez ? Ces candidatures sont déjà en cours ! On serait donc encore en train d’annoncer du déjà existant ? Rhooo… Non, on n’oserait point ? Et bien si, semble t-il. Même que l’on oublie aussi de dire que candidater à des labels quand on a pas les conditions pour les obtenir, c’est moyen. (exemple : ne pas avoir créé un poste d’animateur du patrimoine pour devenir Ville d’Art et d’Histoire c’est pas pratique, ou encore vouloir avoir des titres pour la sculpture du XVIe siècle quand on laisse les sculptures en question dans une cave malgré les demandes des associations et conservateurs…). Il faut être cohérent.
Mais un sujet proche nous attend : la culture ! Au moment où j’écris ces lignes, on vient de “rallonger” la partie culturelle… Avec des parties correspondant étrangement à un courrier écrit récemment par les associations culturelles aux candidats ; de là à penser que ce n’est qu’un petit rajout électoral de bon aloi, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. Sinon, on ne retrouve que du grand classique : “le soutien aux évènements d’envergure nationale maintenu.” ; à tel point que c’est écrit deux fois dans le même paragraphe… Un projet fait au copier/coller, ça n’est pas super sérieux… D’ailleurs, des déclarations comme “On continuera de financer ce qui marche “(en oubliant de dire que c’est la région, et non la ville qui finance majoritairement les Nuits de Champagne par exemple), ça ne coûte pas grand chose non plus. Après tout, qui arrêterait ce qui marche bien ? Sinon on parle aussi de l’ouverture de l’Espace Cité. Projet qui était déjà présent dans les propositions d’il y a 6 ans. On prend les même et on recommence ! Idem, on retrouvera le “Plan lumière”, qui est poursuivi… Là encore, c’est marqué deux fois à coups de copier/coller… On sent l’attention portée au projet.
Enfin, la partie “Economie” (qui arrive en dernier, quand bien même la ville ne brille pas de ce côté là). Et là… Rien de très concret ;”renforcement des infrastructures et des équipements” : Rien de plus clair non ? Plus général, c’était pas facile… Et pour le reste, beaucoup de généralités : on soutiendra tout, tout le monde, on développera tout et ça ira mieux. C’est toujours plus facile de proposer des choses quand on ne précise pas lesquelles.
“Projet ambitieux : nous finirons l’article que nous avons commencé !”
Sinon, on notera qu’on ne parle des transports publics nulle part : après tout, qui se soucie que le prix des bus à Troyes soit un des plus cher de nos contrées ? Avec un réseau et des horaires très contestés ? Quant à la partie santé, elle n’existe même pas… Après tout, l’hôpital de Troyes est connu pour marcher à la perfection, avec des urgences rapides et pratiques…

Allez, nous savons déjà ce qui va nous être dit : “Mais enfin, vous critiquez certaines choses, comme la fin des travaux, mais c’est quand même l’équipe actuelle qui les a fait !” ; oui sauf que se servir de ce qui est déjà fait comme projet… Encore, dans un bilan, pourquoi pas : mais dans un projet, il faut se projeter (c’est la même racine étymologique, c’est fou) dans l’avenir… Et ici, ce n’est pas le cas. Mais le bilan, on pourrait aussi en parler longuement. Mais pas tout d’un coup ! Quant à ceux qui trouveront que le projet de l’équipe Baroin n’est pas plus flou qu’un autre, les autres équipes ont proposé des éléments de leur projet, des propositions, mais n’ont pas présenté comme “Projet” plein et entier quelques généralités…
Enfin, il ne faut pas exagérer, il n’y a pas que des mauvais points : ça nous aura bien fait rire. Y compris le fait d’observer en direct les parties rajoutées en copier/coller pour rallonger le programme. Pas de bol on écrivait notre article au même moment(4).
(1) Un exorcisme a bien sûr été pratiqué sur l’auteur sitôt l’odieux jeu de mots découvert, afin de chasser l’esprit de Laurent Ruquier de son corps.
(2) Référence statutaire à Sabine Paturel, casage du prénom de l’idole, donc mot compte double, belote, rebelote et dix-de-der.
(3) Projet, nom masculin : Dessein, idée de ce qu’on pense réaliser, conception des moyens qu’on croit utiles pour exécuter ce qu’on médite. En général, la notion de projet est liée à celle de nouveauté, de projection dans l’avenir, d’innovation. Ex : “J’ai un projet, je vais créer une entreprise !” et non “J’ai un projet, je vais rester au chômage.”
(4) Félicitations, vous êtes arrivés à la fin de l’article ! Vous pouvez aller reposer vos yeux, on vous y autorise.
On l’oublie trop souvent, mais le Petit Bouchon, c’est aussi toute une rédaction qui aime le contact chaleureux et fraternel qui peut naître avec le lectorat. Alors, puisque l’un de nos lecteurs nous a écrit, nous nous faisons une joie de lui répondre dans nos colonnes. D’ailleurs, il a vraiment voulu se faire entendre : preuve en est, il a envoyé son courrier à tous les membres de la rédaction qui habitaient Troyes. Lecteur, tu as bien mérité ta juste récompense.
“Presse le pas facteur, car l’amitié n’attend pas !”
Pour commencer, l’auteur du courrier se prénomme François Baroin, et dans la vie, il est maire de Troyes. Un fort beau métier, soit dit en passant. Mais, passons au texte, voulez-vous ?
Madame, Monsieur,
Bonjour François. Pour moi, ce sera Monsieur, merci d’utiliser toutes les fonctions du publipostage.
Depuis treize années, vous m’avez fait confiance pour mener, en votre nom la politique de notre ville.
Ce n’est pas mon cas : je ne vous ai pas fait confiance. Et je ne le fais toujours pas : vous êtes beaucoup plus prompt à m’envoyer des courriers avec votre signature scannée en bas du document à un mois des élections, que durant les treize derniers années, où on a pu vous écrire pour diverses raisons. Ne serait-on intéressants qu’en période électorale ?
En équipe, fort de cette confiance avec ambition et rigueur, ici à Troyes et là où se prennent les décisions, nous nous sommes efforcés de réaliser nos ambitions communes et nos engagements pris devant vous en donnant au quotidien le meilleur de nous-même.
L’ambition et la rigueur, ça commence déjà par se pointer au boulot plus d’un jour par semaine. Même si ces absences sont pour ne pas être “à Troyes” mais “là où se prennent les décisions” ; par exemple, c’est “à Troyes” qu’il faut être pour “prendre les décisions” pour réduire la moyenne de 6h d’attente aux urgences. Ne confondons pas tout. Quant aux engagements pris devant nous, j’attends encore… Allez, un exemple au hasard : la modernisation de la ligne de trains passant par Troyes ? On l’attend depuis combien de mandats ? Un autre exemple d’engagements ou d’ambitions ? Ca ira ?

Pour les six années qui viennent, avec cette même volonté et avec ce même état d’esprit d’ouverture, de rassemblement, de travail en équipe, loin des clivages culturels, religieux et sociaux, j’entends avec détermination, avec votre confiance renouvelée, poursuivre l’action entreprise.
Poursuivre l’action entreprise ? Une action, en général, ça a un objectif… Quels sont les objectifs troyens à l’heure actuelle ? Parce que par rapport aux autres villes françaises, Troyes est quasiment toujours dernière dans tous les classements. Ca donne vraiment envie de continuer dans la même voie, ça c’est de l’ambition, c’est vrai.
La ville change, son centre, ses quartiers, ses lieux de vie s’inscrivent dans une dynamique qui fait et fera de Troyes une ville connue et reconnue, une ville agréable à vivre, dans un cadre de qualité.
Etre connu et reconnu, ça passe par des initiatives dynamiques qui concernent toutes la ville, pas juste de refaire des routes (sans même respecter la loi) ou des parkings payants (qui font rire et pleurer). Mais, on en a parlé avec les classements, n’y revenons pas, ce serait retourner le couteau dans la plaie. Du coup, pour la dynamique… Ha bin si, puiqu’à l’heure actuelle on continue de chuter, si ça, en fait, oui c’est du dynamisme quelque part.
J’aurai l’occasion dans les prochaines semaines de vous présenter en équipe le bilan de l’action passée et les éléments de programme pour le prochain mandat. D’ores et déjà, je vous donne rendez-vous, avec tous ceux qui m’accompagnent dans cette démarche aux réunions de proximité que nous organisons afin d’échanger concernant l’avenir de notre ville.
Ca c’est gentil. Non, vraiment, débarquer un mois avant le premier tour en annonçant qu’on pourra faire le bilan et parler du futur, c’est bien urbain. Un bilan et un projet tellement bien ficelé que vous avez déclaré que vous ne vouliez pas de débat avec les autres candidats. Pour “échanger concernant l’avenir de notre ville“, on sent tout de suite quelle portée auront les échanges en questions.

Vous pouvez dés à présent nous envoyer vos projets, vos remarques et vos souhaits à la permanence ou sur ce blog.
Oui oui, c’est ce que font des citoyens, des associations et divers organismes depuis 13 ans. Ils n’ont pas eu beaucoup de retours, et encore moins de retours positifs. Du coup, un mois pour écouter, analyser et répondre à 13 ans de doléances, c’est pas super crédible. Mais ça ne coûte rien de dire qu’on ouvre grands les oreilles, c’est vrai.
Restant à votre disposition, je vous prie de croire Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments dévoués.
Nous restons tout autant à votre disposition, et nous vous prions de croire, Monsieur, en l’expression de nos sentiments les plus amusés.
Votre Petit Bouchon
L’ami Beury nous apprend la com’
janvier 27th, 2008 | Posted by admin under Non classé with 8 CommentsHa, la communication. Tout un art, qu’aujourd’hui, des milliers de consultants en consulting tentent de nous enseigner pour des prix tout à fait raisonnables. Depuis bien longtemps, le monde politique a compris l’intérêt d’avoir recours à des communicants pour transformer la plus grosse des inepties en parole d’évangile. Prenons l’exemple du jeune Nicolas S. qui, une fois sa campagne achevée, a placé son plus fidèle conseiller chez TF1 pour ne pas qu’il perde la main pour la prochaine fois. Hop.
A Troyes, au niveau de la com’, on peut dire que les choses sont assez riches et savoureuses. Tenez, prenons l’exemple de l’ami Jean Philbert Philippe Beury, parce que niveau com’, ça dépote grave, comme on dit.
Episode I : L’attaque des clones

En effet, dans ses derniers articles, Philippe Beury Jean Philbert (je sais, on dirait que c’est complexe comme ça mais en fait non) nous parlait de la campagne des municipales à Troyes. Mais alors, qu’en disait-il ? Et bien pour commencer, après avoir expliqué que la liste Beury inquiétait Baroin, il faisait remarquer avec audace que si Baroin ne parlait pas de Beury (ou alors pour dire qu’il n’existait pas), c’est parce que le bon François aurait peur du terrible Philippe. Vous avez suivi ? Bon et bien, vous allez voir, ça n’en devient que meilleur par la suite. Puisque cette fois-ci, Jean Philippe l’auteur s’attaque au Parti Socialiste. Puisqu’il explique que le parti socialiste ne fait pas campagne, n’existe pas, serait inaudible…
Bon, essayons de résumer. Selon l’auteur, si François Baroin dit que Philippe Beury n’existe pas, c’est qu’il a peur de lui. Et juste derrière, Philippe Beury explique que le Parti socialiste et Jaïm Myara n’existent pas. Si je suis son raisonnement, c’est donc que Philippe Beury a peur de Jaïm Myara et du PS. Et ce n’est pas moi qui tient ces raisonnements, c’est Philippe Beury, enfin Jean Philbert, enfin l’auteur quoi. CQFD. Si on voulait jouer au jeu du “Qui c’est l’plus fort“, on pourrait alors dire : Si François a peur de Philippe, c’est que Philippe est plus fort, et que si Philippe a peur de Jaïm (oui, ça fait un peu Dallas je vous l’accorde), c’est que Jaïm est plus fort que lui. Donc, tout en haut de la chaîne alimentaire, on retrouverait le PS ? Non, on va le dire autrement : si le PS parle de tout le monde, c’est peut-être que le PS n’a peur de personne ?

Bulletin de français : des efforts ce semestre, peut mieux faire.
Mais bon, on est pas comme ça, au Parti Socialiste, on aime bien recevoir des leçons de communication. L’équipe Troyes 2008 aime tellement donner ce type de leçons, d’ailleurs, qu’on le retrouve dans leur journal, au travers de coquilles laissées de-ci de-là. Tenez, je me saisis du journal en question, histoire de prouver nos dires. Certains se souviennent peut-être du premier journal ? Celui tout plein de fautes ici ou là (on en fait aussi, mais pas du même calibre). Et bien, après le premier journal avec les erreurs, voici le second avec les corrections. Quelque part, c’est plutôt cohérent. Or, tenez, je lis en bas de la page 2 dans les propos de Pascal Houplon :
“[…] Philippe Beury dispose des compétences et de l’envergure, nécessaires pour diriger une ville il faut une virgule après nécessaires ou pas de s comme Troyes.”
Non non, je ne me suis pas trompé : la correction a été recopiée texto dans le document. Pas mal, non ? Une petite deuxième pour la route ? Allez, vous m’êtes sympathique, je prends donc la page 3 et lis un paragraphe concernant l’écologie en bas de page, avec la photo d’un anonyme :
“[…] mais aussi à tous les particuliers de voir baisser de manière significatives (pas de s) leurs factures, leurs frais de transports…”
Décidément. Heureusement que Jean Philbert (encore lui, c’est fou) nous parlait d’une campagne faite avec « professionnalisme » il y a quelques mois. Jean Philbert, qui, d’ailleurs, à chaque fois en profitait pour vanter les mérites du candidat Beury et pour taper sur le PS. Une bien mauvaise habitude s’il en est.
Gazon maudit
Profitons en pour faire un petit tour sur le site Troyes 2008… Ho, ça alors, de belles vidéos. Comme c’est sympathique. Tenez, je vais cliquer sur… Gnnn… Celle-là, là. Ca charge… Ha, une vidéo sur l’urbanisme aux Chartreux ! Avec une belle introduction sur la “ville à deux vitesses” (au Petit Bouchon, on ne tape pas gratuitement) et… je… Attendez, on dévie là… Mais pourquoi nous parle t-on du gazon ?! “Les grandes pelouses ça sert à rien” nous dit-on, mais surtout, avec une conclusion qui tue : “ça fait de grands espaces déserts“, du coup “les gens sont devenus des nomades au milieu“. Morale de cette histoire : les espaces verts nus transforment les gens en nomades. Serait-ce une allusion aux nomades verts présents sur la liste de Philippe Beury, qui sont en transhumance chez lui ?
Non… Ca doit être plus subtil… Attendez… De grands espaces verts nus… Des gens qui se déplacent dessus… Haaa mais je sais ce que c’est : ça s’appelle le football, je crois bien, non ? On est moqueurs, mais tout ça pour dire qu’aux Chartreux, on pouvait peut-être mieux formuler les choses que de se plaindre du gazon. Chacun son truc.

Enfin, un dernier petit point : l’idée du bus politique “inédit à Troyes”, ce serait vite enterrer… Betty Fredj et son célèbre véhicule de campagne sillonnant la ville il y a quelques années… Ha, la mémoire, c’est si fragile parfois. Mais bon, marquer “Rediffusion : un bus politique à Troyes”, tout de suite ça le ferait moins. D’ailleurs, les commentaires faisant ce rappel sur le site du bon Philbert ont tous été modérés. Etonnant, non ?
Pas faire bobo le coeur…*
Pendant que j’y pense : quelques personnes arrivées à la fin de cet article (félicitations) doivent se demander pourquoi on est si gredins avec le pauvre Jean Philbert, et pourquoi on se fend d’un article où l’on tape sur l’ami Beury. C’est tout simple, et on l’a déjà dit précedemment : faut pas pousser le bouchon, et taper gratuitement… Et le pauvre Philippe Jean est un habitué de cette pratique ! Il faudra donc, aussi, qu’il s’habitue à la riposte graduée.
* Non, non, Ce n’est même pas un montage.
* Atatatatatatatatatatatata…
* Sabine, t’es vraiment la meilleure, ya pas à dire.
- admin: Oui mais la référence statutai
- Lecteur: Haaa ! Hooo ! Mais aucune r
- Petit troyen: Toujours aussi certain de déte
- Lecteur: Pas de référence statutaire...
- Capitaine Nanard: Ah l'ego surdimensionné de Beu
- Haut&Fort: Bof !... C'est pas avec de tel
- admin: Oui, la question des "archives
- Lecteur: Peut être ferez vous évoluer l
- araca10: génial cette article, je ne sa
- admin: Le petit bouchon est juste arr
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